sexe en étéLes hor­­mo­­nes sont des sub­s­tan­­ces qui pour­­raient bien vous faire per­­dre la tête. Pour pas­­ser un bon été, il ne faut pas négli­­ger leur influence… Elles sont déjà appa­­rues au prin­­temps, au moment du renou­­veau de la Nature, et se tra­­dui­­sent chez l’humain par l’envie de plaire, l’envie de séduire, l’envie de faire l’amour… l’envie d’une péné­­tra­­tion

En été il fait chaud (en géné­­ral) les corps se dénu­­dent, se libè­­rent, et les attrac­­tions s’ampli­­fient. Bien que nous ne soyons pas des ani­­maux, une bonne par­­tie de nos gènes sont iden­­ti­­ques à nos cou­­sins les grands sin­­ges. Il ne faut pas l’oublier et réflé­­chir un peu ce que l’on veut faire de son corps pour ne pas ris­­quer de se lais­­ser empor­­ter par ce que l’on croit être … les sen­­ti­­ments !

Voilà, les billets sont réser­­vés, la semaine tant atten­­due va arri­­ver : les vacan­­ces ! Pourvu que tout se passe bien… Avec les nou­­vel­­les con­­tra­­cep­­tions il n’y a plus autant à s’occu­­per des règles qu’avant mais il faut pré­­pa­­rer ce corps que l’on veut prêt à répon­­dre pré­­sent si l’envie… lui prend ! Quel­­ques con­­seils avant de par­­tir… L’épi­­la­­tion – ou pas, la pré­­pa­­ra­­tion de la peau pour évi­­ter les coups de soleil - U.V., pro­­vi­­sion de crème adap­­tée, un peu de gym pour ne pas se pren­­dre une crampe dès la pre­­mière salsa endia­­blée, les médi­­ca­­ments au cas où, le con­­trôle chez le den­­tiste pour ne pas gâcher le séjour, bref déjà beau­­coup de cho­­ses à gérer en dehors du « sexe ».

Sans obli­­ga­­toi­­re­­ment en faire un objec­­tif incon­­tour­­na­­ble, se retrou­­ver dans les bras de quelqu’un… qui vous veut du bien… est quand même envi­­sa­­gea­­ble ! Pour aller plus loin dans la rela­­tion, le plus impor­­tant c’est de ne pas oublier de se plaire, et ne pas accep­­ter quoi que ce soit « pour » l’autre, ou parce que cela « se fait » , ni encore céder parce qu’on est tel­­le­­ment peu sûre de sa capa­­cité de séduc­­tion et qu’on se demande « mais que peut-il me trou­­ver ? ». Il faut être en accord avec soi-même. Cela évi­­tera bien de mau­­vai­­ses sur­­pri­­ses…

Com­­pa­­rez les hui­­les, les crè­­mes de mas­sage, les lubri­­fiants, com­­pre­­nez les réac­­tions aux sti­­mu­­la­­tions olfac­­ti­­ves par exem­­ple (cer­­tains par­­fums vous feraient per­­dre la tête repé­­rez-les). Essayez de nou­­veaux sex­­toys, trou­­vez la vibra­­tion qui vous apporte le plus de sen­­sa­­tions. A quel endroit ? Avec ET sans péné­­tra­­tion. Explo­­rez les ori­­fi­­ces, déci­­dez de vos limi­­tes. Le corps doit être com­­pris avant pour ne pas faire n’importe quoi, ou alors il fau­­drait être cer­­tain-e d’être tota­­le­­ment sain-e d’esprit au moment de la recher­­che du plai­­sir par­­tagé… Une coupe de cham­­pa­­gne, un apé­­ri­­tif, une cha­­leur impor­­tante ou un sim­­ple regard rava­­geur peut affo­­ler les sens de la plus sérieuse des filles. S’il est agréa­­ble de se « lais­­ser-faire » par un amant déli­­cat et habile, il ne faut pas oublier que tout le monde n’a pas le talent… ou la patience… de com­­pren­­dre com­­ment l’autre fonc­­tionne, sur­­tout s’il est du sexe opposé.

Il ne faut pas tou­­jours en vou­­loir à l’amant pressé, mais il serait dom­­mage de regret­­ter les actes qui n’étaient pas si dési­­rés que çà… dans votre tête à vous ! Un pré­­ser­­va­­tif trop petit dans un lieu qui ne l’atten­­dait pas, mal pré­­paré, ris­­que d’entraî­­ner des con­­sé­­quen­­ces qui sans aller jusqu’à une gros­­sesse inat­­ten­­due, peut vous empê­­cher de vous amu­­ser pour le reste de vos vacan­­ces… Dom­­mage non ?

Véri­­fiez depuis com­­bien de temps vous n’êtes pas allée faire un tour chez le gynéco. Après tout, le vagin est à la base fait pour une péné­­tra­­tion fugace aux fins pro­­créa­­ti­­ves, pas pour s’en ser­­vir d’une manière appuyée… C’est en le pré­­pa­­rant qu’on peut en avoir du plai­­sir éro­­ti­­que, pas en pen­­sant que cette his­­toire est « natu­­relle », puis­­que « je l’aime ».

Le plai­­sir pen­­dant l’amour pour la femme est une his­­toire humaine pas ani­­male, il faut le vou­­loir et en par­­ler au par­­te­­naire s’il n’y en a pas assez. Quand on n’a plus envie, c’est que le plai­­sir n’est pas au ren­­dez-vous il faut le dire voilà tout. Pren­­dre son temps, pré­­fé­­rer l’adage : « je ne cou­­che jamais avant le pre­­mier orgasme », et quel­­que­­fois refu­­ser une péné­­tra­­tion plu­­tôt que la subir. La péné­­tra­­tion n’est pas obli­­ga­­toire, le plai­­sir oui !

Par con­­tre, il est néces­­saire de pro­­po­­ser une alter­­na­­tive, qui n’est pas néces­­sai­­re­­ment une « autre » péné­­tra­­tion, mais une autre façon d’arri­­ver tous deux au plai­­sir. Redé­­cou­­vrir le flirt, déve­­lop­­per l’exci­­ta­­tion par ces fameux déclen­­cheurs d’hor­­mo­­nes qui sont sur les lèvres lors d’un bai­­ser amou­­reux, sont autant de tech­­ni­­ques pour obte­­nir l’érec­­tion des deux appen­­di­­ces con­­cer­­nés (pénis et cli­­to­­ris). Appli­­quez sur vos lèvres les bau­­mes gour­­mands pour en faire un jeu de devi­­nette et tes­­tez votre par­­te­­naire quand à sa capa­­cité à recon­­naî­­tre la saveur choi­­sie. L’orgasme n’est pas obli­­ga­­toi­­re­­ment un phé­­no­­mène que l’on doit cacher. Le sperme ne doit pas alors être con­­si­­déré comme sale ou déran­­geant… oups il y a trop de plai­­sir ? Quelle impor­­tance il n’y a sur­­tout pas eu d’obli­­ga­­tion. Pen­­sez jeu amou­­reux pas devoir con­­ju­­gal.

Le coup de fou­­dre reste une his­­toire avant tout d’atti­­rance cor­­po­­relle, phy­­si­­que… Mais l’avan­­cée en amour est comme la tra­­ver­­sée d’un ter­­rain miné. En cas d’explo­­sion, il faut reve­­nir en arrière, mais exac­­te­­ment sur ses pas… pas à côté sinon on ris­­que de faire écla­­ter une autre bombe qui était cachée sur le che­­min ! Trou­­ver le Prince Char­­mant n’est pas néces­­sai­­re­­ment com­­pli­­qué, le con­­ser­­ver est une autre aven­­ture. Le prin­­cipe est le même pour la Belle au Bois Dor­­mant… Quand elle est réveillée, il n’est plus aussi facile de l’admi­­rer.

La pre­­mière image, la pre­­mière ren­­con­­tre est impor­­tante. Vous étiez en tenue sexy, très maquillée, un soir en boite, c’est vous qui l’aviez dra­­gué ? Il fau­­dra s’en sou­­ve­­nir quand la magie n’opè­­rera plus quel­­ques temps plus tard. Reve­­nir au début, aux pre­­miè­­res impres­­sions, aux pre­­miers moments agréa­­bles, pas­­sion­­nés où tout était pos­­si­­ble… Dans ce cas, la tenue sexy était une des com­­po­­san­­tes de l’atti­­rance. Lui était superbe dans son cos­­tume élé­­gant ? S’il ne com­­prend pas qu’en jog­­ging le week-end, vous n’avez plus envie de lui sau­­ter des­­sus comme au pre­­mier jour… Il est pré­­fé­­ra­­ble de lui dire ! C’est pour­­quoi le dia­­lo­­gue est si impor­­tant dans un cou­­ple.

Il ne s’agit pas d’être déçue dans une his­­toire de sexe, sinon ce n’est pas la peine de la démar­­rer. L’envie de la péné­­tra­­tion peut être là, le plai­­sir aussi mais pas l’orgasme, et c’est bien nor­­mal ! Ce n’est pas la péné­­tra­­tion en elle-même qui con­­duit à coup sûr la per­­sonne péné­­trée à son orgasme . Il faut savoir com­­ment le déclen­­cher si le par­­te­­naire n’arrive pas à vous y ame­­ner, en quel­­que sorte don­­ner un coup de pouce au des­­tin si l’on veut avoir envie de recom­­men­­cer. Il ne faut pas en vou­­loir à l’autre, il faut être acteur ou actrice à part entière de cette his­­toire à deux. On peut choi­­sir de res­­ter dans le pur roman­­tisme, l’amour cour­­tois sans con­­tact char­­nel mais dans ce cas, il faut être clair dès le départ et le dire. Pour­­quoi pas mais atten­­tion aux hor­­mo­­nes !

Der­­nier con­­seil : devant la recru­­des­­cence des infec­­tions sexuel­­le­­ment trans­­mis­­si­­bles, le pré­­ser­­va­­tif reste le moyen le plus sûr. Comme le chi­­rur­­gien pour ses actes déli­­cats met lui-même ses gants en latex, l’homme doit choi­­sir le pré­­ser­­va­­tif qui lui con­­vient le mieux. Après tout, il faut qu’il « s’y » sente bien. C’est une affaire sérieuse qu’il faut dédra­­ma­­ti­­ser avec l’humour. De la même façon, le lubri­­fiant est à pré­­voir même s’il n’est pas tou­­jours néces­­saire. La lubri­­fi­­ca­­tion vagi­­nale est une his­­toire ani­­male par humaine. Une fille qui ne « mouille » pas, c’est comme un gar­­çon qui débande au moment de la péné­­tra­­tion ou qui va encore trop vite… ce sont peut-être jus­­te­­ment des per­­son­­nes très amou­­reu­­ses !

Et comme j’aime bien les pro­­ver­­bes je vous ai trouvé pour con­­clure : Qui en juin se porte bien, Au temps chaud ne crain­­dra rien !

© Manon Bes­taux, sexo­lo­gue pour Secrète Arlette