Le sexe fait il maigrir ?On vous a con­­firmé der­­niè­­re­­ment ce que vous saviez déjà : faire l’amour vous fera mai­­grir, oui d’accord mais encore faut-il trou­­ver le ou la par­­te­­naire… et qu’il ou elle en ait envie en même temps que vous !
En atten­­dant, c’est le prin­­temps, les jupes rac­­cour­­cis­­sent, les chairs se dénu­­dent plus faci­­le­­ment et vous pré­­fé­­re­­riez quel­­que­­fois cacher quel­­ques for­­mes qui vous déplai­­sent !!

Qu’à cela ne tienne, il y a une solu­­tion sim­­ple pour retrou­­ver à la fois la forme, la bonne humeur, et le poids idéal !

Pouf, pouf, repre­­nez à zéro. C’est sim­­ple, c’est écrit dans tous les maga­­zi­­nes… Evi­­tez les excès c’est évi­­dent. Man­­gez sai­­ne­­ment, vous vivez sans doute dans le pays quasi le plus doué en matière de cui­­sine dié­­té­­ti­­que. Fai­­tes un peu de sport, encore fau­­drait il avoir le temps… il faut aussi choi­­sir la bonne dis­­ci­­pline, selon votre mor­­pho­­lo­­gie, vos capa­­ci­­tés, ne pas for­­cer trop pour évi­­ter les cour­­ba­­tu­­res, trou­­ver le lieu adé­­quat (la séance d’abdos au milieu du salon n’est pas obli­­ga­­toi­­re­­ment facile à orga­­ni­­ser !), ne pas se jeter sur la nour­­ri­­ture après tant vous avez faim…

Que de bon­­nes inten­­tions ! On croi­­rait les bon­­nes réso­­lu­­tions des débuts d’année… Rajou­­tez même un peu d’U.V. pour avoir bonne mine, lais­­sez vous séduire par les crè­­mes amin­­cis­­san­­tes et les pilu­­les coupe-faim, arro­­sées d’un peu de tisane de queues de cerise bien diu­­ré­­ti­­que…

Mais je vous pose la ques­­tion : Avez-vous bien fait le tour des pos­­si­­bi­­li­­tés de votre corps ? Avez-vous passé en revue tou­­tes les fonc­­tions essen­­tiel­­les au bon équi­­li­­bre de cet orga­­nisme que vous mal­­trai­­tez bien sou­­vent, en cou­­rant par­­tout, en oubliant les règles fon­­da­­men­­ta­­les de réflexion basi­­que sur soi-même… Chris­­to­­phe André expli­­que que le mal du siè­­cle est la vitesse, l’obli­­ga­­tion de ren­­de­­ment, la néces­­sité de béné­­fi­­ces (de quel­­que nature d’ailleurs)… Il faut en effet savoir, se for­­cer par­­fois, à arrê­­ter tout ! Stop – pause. LEN­­TEUR, voire même ennui. Cela n’est qu’une sen­­sa­­tion d’ennui, dans ce monde vir­­tuel où tout sem­­ble bou­­ger par­­tout ! C’est comme dor­­mir, il est prouvé que le cer­­veau tra­­vaille pen­­dant que le corps se repose.

Je vous demande de pro­­fi­­ter du temps de vie qui vous est imparti. Redé­­fi­­nis­­sez vos prio­­ri­­tés. Cons­­ta­­tez vos réus­­si­­tes, vos échecs aussi. Esti­­mez-vous, c’est impor­­tant, et même essen­­tiel pour avan­­cer sans crainte et en tout séré­­nité dans la voie que vous aurez réel­­le­­ment choi­­sie, pas celle du voi­­sin et encore moins obli­­ga­­toi­­re­­ment celle du par­­te­­naire ! Vous ferez ainsi pro­­fi­­ter à ceux que vous aimez de votre dyna­­misme retrouvé, de votre volonté de réus­­sir ce petit pas­­sage sur Terre avec fierté et bonne humeur.

Alors n’hési­­tez plus, cas­­sez les tabous des pen­­sées étri­­quées et regar­­dez vous dans la glace sans rou­­gir : n’auriez vous pas oublié une fonc­­tion capi­­tale dans l’équi­­li­­bre de l’orga­­nisme ? Une fonc­­tion régu­­la­­trice, anti­­dé­­pres­­sive, qui vous donne le peps, vous rend belle dans ce miroir même si vous êtes seul(e ) à ce moment-là ? Je veux par­­ler de la fonc­­tion O.P.S.P., l’Orgasme Phy­­sio­­lo­­gi­­que Sans Péné­­tra­­tion, le réflexe/orgasme, tra­­duit par ces petits spas­­mes qui déclen­­chent dans votre corps tout un cock­­tail fabu­­leux, per­­son­­nel donc par­­ti­­cu­­liè­­re­­ment bien adapté à vous et à per­­sonne d’autre, sans per­­sonne d’autre qui s’en occupe ni ne per­­turbe ce corps en action pour son bien-être privé.

Cette fonc­­tion-là est une fonc­­tion uni­­sexe, c’est-à-dire vala­­ble pour l’homme ou la femme, sans dis­­tinc­­tion de genre. Vous pou­­vez vous en ser­­vir seul(e ) ou à deux. Les con­­trac­­tions réflexes des deux orga­­nes érec­­ti­­les (pénis et cli­­to­­ris) entraî­­nent une extra­­or­­di­­naire remise à zéro phy­­sio­­lo­­gi­­que, qu’espé­­rer de mieux en cas de baisse de régime ?

Rien de vul­­gaire c’est seu­­le­­ment comme un médi­­ca­­ment, une vita­­mine, un élé­­ment chi­­mi­­que quan­­ti­­fia­­ble. Vous ne vous adon­­nez ni à du porno, ni à une pra­­ti­­que mal­­saine ou sale, vous choi­­sis­­sez seu­­le­­ment cette solu­­tion plu­­tôt que vous mor­­fon­­dre et pren­­dre des anti­­dé­­pres­­seurs qui vous aide­­ront peut-être mais ne seront qu’une solu­­tion pro­­vi­­soire.

Bien sûr cela néces­­site quel­­que­­fois un effort, des efforts. La vie autour vous enva­­hit de pro­­blé­­ma­­ti­­ques à résou­­dre, de plus en plus, le tra­­vail, les enfants, la famille… Que vous croyez aider alors que quel­­ques minu­­tes de bon­­heur orgas­­mi­­que vous ren­­draient beau­­coup plus effi­­cace sur tous les plans !

C’est le prin­­temps, le renou­­veau de la Nature, copiez-là… Après tout, vous en fai­­tes par­­tie… Si cette fonc­­tion existe, elle doit bien ser­­vir à quel­­que chose non ? Pour­­quoi s’en pri­­ver ? D’autant que vous pou­­vez vous pro­­po­­ser à l’amour de votre vie de con­­ju­­guer vos efforts pour aller mieux en chœur ! Vous pou­­vez même com­­men­­cer en solo pour don­­ner des idées à l’autre. Pas de péné­­tra­­tion donc pas de pré­­li­­mi­­nai­­res, pas de pres­­sion d’érec­­tion, pas de pres­­sion de se faire péné­­trer quand vous n’en avez pas envie, donc que du plai­­sir par­­tagé ! Mais cha­­cun et cha­­cune dans sa pro­­pre action, dans son aven­­ture de don­­ner à son corps ce qui lui réus­­sit le mieux : un orgasme ! Rap­­pe­­lez-vous com­­ment cela se ter­­mi­­nera : par un sou­­rire heu­­reux… Il faut en être capa­­ble même en pré­­sence de l’autre pour ne pas con­­fon­­dre lais­­ser-aller et sou­­mis­­sion.

C’est un chal­­lenge, une com­­pli­­cité entre votre cer­­veau et votre corps, entre vous et vous, vous ne vous men­­tez pas, vous fai­­tes bien le maxi­­mum ! Cela vous fera peut-être décou­­vrir une par­­tie de vous qui vous gêne, des blo­­ca­­ges sur la façon de se don­­ner l’auto­­ri­­sa­­tion de se faire plai­­sir… Il n’est pas rare de se retrou­­ver au milieu d’un sen­­ti­­ment de honte : s’occu­­per de soi n’est pas encore accepté notam­­ment les fem­­mes qui sont inves­­ties d’une mis­­sion de dévoue­­ment mater­­nant et pour qui oser dans cette inti­­mité reste encore un mot mas­­cu­­lin ! Trou­­vez votre rythme, pres­­cri­­vez votre ordon­­nance, défi­­nis­­sez le nom­­bre d’orgas­­mes néces­­sai­­res par semaine pour sou­­rire à la vie. Vous mai­­gri­­rez, vrai­­ment, vous vous trou­­ve­­rez superbe et tout le monde le verra !

Avant de pleu­­rer sur le jean de l’an passé qui serre à la taille, sui­­vez ce vieux dic­­ton fran­­çais « Au moment où com­­mence avril, L’esprit doit se mon­­trer sub­­til », et posez-vous sans men­­tir la ques­­tion sui­­vante : depuis quand n’ai-je pas offert à mon corps un orgasme ?

© Manon Bes­taux, sexo­lo­gue, pour Secrète Arlette